octobre 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    

Les notes récentes

Les commentaires récents

Blog powered by TypePad

« Réponse à Etienne Chouard | Accueil | "Des français commes les autres" »

09 octobre 2005

Après la défaite

J’ai pris du temps (beaucoup de temps, vous l’aurez remarqué) pour réfléchir sur la victoire du NON le 29 mai dernier, et ne pas me contenter des explications faciles comme « c’est la faute à untel qui s’est trahi » ou « c’est la victoire du populisme, de droite comme de gauche, contre la raison et le bon sens ». Les auto-justifications ne servent à rien. Pas plus que le triomphalisme de certains, vide de sens, qui voudrait faire croire à un appel unanime du peuple dans ce vote. Il y avait bien des critiques récurrentes adressées à l’Europe de la part de ceux avec qui j’ai échangé tout au long de la campagne. La plupart dénonçaient une Europe trop financière, trop marchande, pas assez sociale, et surtout pas assez profitable. Mais là où les différences commençaient à se marquer, c’était dans les attentes, une fois passé le stade des critiques. Certains voulaient une Europe plus impliquée dans la protection sociale, mais certains aussi voulaient une Europe plus combative économiquement, plus soucieuse de la défense de nos entreprises, ou plus impliqué dans les différents conflits mondiaux. Et, pour ne prendre qu’un exemple, j’ai bien davantage entendu de militants du non évoquer le sujet des services publics que d’électeurs du non, davantage portés, pour leur part, sur le pouvoir d’achat et la sécurité de l’emploi.

Il vaut mieux savoir regarder la vérité en face : pas plus que ce n’était la question posée, il n’y a de direction politique délivrée dans le vote du 29 mai. Il y a, par contre, un message sous-jacent. Et quoi qu’on en dise, ce message existait déjà en 2002, et en 2004 pour les élections régionales et européennes, qui avaient vu la très large victoire des socialistes. Ce message, c’est l’exigence. Les électeurs ne veulent plus de discours sur l’impuissance des institutions ou la fatalité des évolutions. Moins encore veulent-ils des promesses vaines ou des protestations stériles – ils n’auraient pas votés majoritairement socialistes en 2004 à ce moment-là, mais LCR-LO. Ils veulent du progrès réel.

Commentaires

Poster un commentaire

Si vous avez un compte TypeKey ou TypePad, merci de vous identifier