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09 décembre 2005

Centenaire de la loi de séparation des églises et de l’Etat

Briand1905_1

Déjà, il y a quelques mois, des voix s’élevaient pour regretter le peu de festivités officielles entourant le centenaire de la loi de 1905. Il est vrai que l’on aurait pu s’attendre, de la part de ceux qui en disent le plus grand bien, à commencer par le chef de l’Etat et son Premier ministre, à quelque déclaration solennelle et grandiloquente, particulièrement en ces temps agités : n’était-ce pas l’occasion, puisqu’il s’agit d’un socle fondant la paix sociale et l’unité républicaine, de réunir la nation tout entière ?

Pas de chance : d’une part, des voix s’élèvent pour contester l’actualité du dispositif mis en place par la loi de 1905, la situation historique et les implantations religieuses du pays en 2005 n’étant plus celles du début du XX°. A commencer par celle de Sarkozy. D’autre part, la polémique sur la loi du 23 février 2005, et celle naissante sur la justification de l’état d’urgence, rendraient problématique la référence à la cohésion nationale : si le modèle républicain est si bon, si ses fondements sont si solides, pourquoi alors invoquer les opérations de maintien de l’ordre et de pacification, qu’elles soient urbaines ou coloniales ?

Du coup, le Président de la République fait oublier le centenaire et le débat promis, annoncé et attendu, en jouant les pompiers de la République face au pyromane de l’Intérieur : il intervient bien, de façon solennelle et grandiloquente, mais pour annoncer « une mission pluraliste pour évaluer l’action du Parlement dans le domaine de la mémoire et de l’Histoire ».

Si cette mission devait évaluer en même temps l’action du Président pour étouffer l’histoire de la laïcité et le centenaire de la loi de 1905, il est probable qu’elle lui attribuerait l’excellence.

29 novembre 2005

Du « rôle positif de la présence française » à l’ « état d’urgence »

France_algerie Commencée par le vote d’une loi dont l’intention, pourtant, ne pouvait qu’être saluée, le 23 février dernier (elle devait notamment permettre de mieux prendre en compte la situation des harkis et de favoriser l’enseignement de la période coloniale), la référence implicite à la guerre d’Algérie dans l’action du gouvernement Villepin a connu son acmé avec l’utilisation de la loi du 3 avril 1955, instituant l’état d’urgence, et sa prorogation  avec la loi du 18 novembre 2005.

Hasard ou simple collusion ? Non : véritable cécité. Rappelons-nous que la guerre d’Algérie, pour ceux qui y ont mené la France, n’était autre chose qu’une « opération de maintien de l’ordre ». L’armée n’intervenait, dans leur esprit, qu’en appui aux forces de polices, et ne devait d’ailleurs rien faire de plus que de la police. La police elle-même, ou plutôt l’ « Etat policier, à la fois anarchique et despotique » pour reprendre l’expression de Pierre Vidal-Naquet, a cédé la place à la répression, aux opérations militaires, dans le cadre des « pouvoirs spéciaux ». Mais il ne s’agissait en aucune manière, dans le discours officiel, d’occupation (à quoi bon occuper sa propre nation ?) ni de guerre (combat-on son propre peuple ?): il s'agissait de ramener l’ordre dans les départements français qu’était l’Algérie, de réprimer les émeutiers, de faire revenir le calme, de « pacifier ». On connaît la suite : la pratique de tortures abominables, dont les récits sont insupportables. Et trois décennies avant de reconnaître, par la loi du 10 juin 1999, qu’il ne s’agissait pas seulement de la simple action d’un pouvoir légitime sur son propre sol, mais bien d’une guerre d’indépendance.

Les relations franco-algériennes sont marquées du sceaux de symboles tragiques, et les enfants de ces relations sont des enfants déchirés. En témoigne le match France-Algérie du 6 octobre 2001.

Aujourd’hui, c’est en France que le président algérien, souffrant, vient se faire soigner alors même que le Traité d’amitié franco-algérien est en panne. Le message que la France envoie aujourd’hui aux français d'origine algérienne, comme à tous les français issus de l'immigration, est aussi paradoxale et injuste que celui qu’elle envoyait hier aux algériens qui combattaient pour leur liberté. Elle leur dit : vous n’avez pas de raison de vous révolter, et si vous le faites ce sera le même sort que vos parents ou grands-parents. Vos parents ou grands-parents n’avaient pas à se plaindre, puisque la colonisation était bonne. Vous n’avez pas de raison de vous plaindre, puisque la France vous accueille. Alors maintenant, intégrez-vous en silence.

Le jeu de miroir entre hier et aujourd’hui révèle une vérité effroyable : la persistance d’une France populiste, aveugle à toutes les souffrances et à toutes les différences et qui, aujourd’hui encore, est au pouvoir.

07 novembre 2005

Une anecdote, une analyse, une réflexion

Une anecdote : alors que je travaillais pour une association d’éducation populaire, une journaliste d’un grand quotidien national m’appelle, pour me demander de lui trouver le témoignage de jeunes « des quartiers », montrant que la prise de position de Jacques Chirac contre la guerre en Irak a renforcé le sentiment patriotique des jeunes issus de l’immigration. Un peu interloqué, je lui demande de préciser. « eh bien oui, si l’on pouvait voir que les jeunes s’engagent davantage, dans les partis ou dans les associations, grâce à l’exemple qu’a donné Villepin à l’ONU, aux prises de position du président contre Bush, ce serait bien ». Je lui propose alors de lui trouver des dizaines d’exemples de jeunes qui s’engagent tous les jours, dans leurs quartiers, sur des projets de tous ordres (culturels, humanitaires, sportifs, environnementaux, etc.) « dans des associations de quartiers ? » « oui, par exemple » « ah non, elles sont toutes cornaquées par l’extrême gauche ! »

Lorsque Jacques Chirac s’est rendu compte, il y a six mois, sur un plateau de télévision*, qu’il ne comprenait plus rien à la jeunesse de son pays, il était un peu tard.

Une excellente analyse : celle d’Alain Touraine, dans une tribune du Monde intitulée « Les français piégés par leur moi national », qui va plus loin que moi. Pour lui, c’est l’universalisme lui-même, revendiquée par la France comme élément identitaire, qui est facteur d’exclusion. Non seulement parce qu’il accentue l’écart entre les promesses et les actes, mais aussi parce qu’il se donne un visage qui n’est jamais celui des différences, qui, elles, sont toujours rejetées. Il est donc tout à fait urgent de repenser l’efficacité de notre action en faveur de l’égalité, et contre les discriminations, quitte à bousculer un peu nos bons vieux principes.

Une réflexion enfin : opposer sécurité et prévention, ce n’est pas établir un choix politique, ce n’est surtout pas distinguer deux modes d’action possibles distinctifs de la droite et de la gauche. C’est surtout avoir une vision manichéenne, qui oppose « les bons qui veulent des sanctions contre les méchants » aux « méchants qui ne veulent pas punir les méchants ». En réalité, à gauche, à ma connaissance, personne n’est contre les sanctions pour ceux qui brûlent des voitures. En revanche, beaucoup, dont je fais parti (tous à vrai dire, je l’espère), considérons que s’arrêter là, c’est ne rien résoudre du tout, c’est même aggraver les choses, pour ne pas dire que c’est jeter de l’huile sur le feu quand c’est l’unique discours, parfois de façon calculée d’ailleurs. S’arrêter à cette opposition stérile, c’est une stratégie de droite pour entretenir le feu et garder son électorat au chaud en attendant les élections. C'est la stratégie théorisée, par exemple, par Bernard Accoyer, lorsqu’il en appellle à « un candidat populiste » (Nicolas Sarkozy bien entendu) en 2007, Au mépris de l’action efficace et des solutions concrètes. C’est de cela, dont la droite est comptable aujourd’hui.

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* Jacques Chirac : « Et on a l'impression qu'aujourd'hui on a peur. C'est un sentiment, je ne vous le cache pas, que je comprends mal, notamment de la part des jeunes qui s'engagent dans la vie et qui devraient précisément ne pas avoir peur. »

04 novembre 2005

Pour que Clichy-sous-Bois ne reste pas lettre morte

Ville_1 La violence ne s’excuse pas, mais elle s’explique. Et elle ne se combat pas seulement frontalement, dans un rapport de force où le plus fort doit affirmer son autorité sur le plus faible : elle doit également se prévenir, se contenir, s’apprivoiser. Au risque, sinon, d’engendrer une escalade ou de devenir chronique. C’est tout le danger contenu dans la politique que propose Nicolas Sarkozy.

Les idées sous-jacentes au discours répressif de Sarkozy ne doivent pas être occultées, car elles sont des non-dits parfaitement compris, à la fois par ceux qui les approuvent et par ceux qui les subissent. Ces idées, ce sont la culpabilisation (« la responsabilité individuelle des émeutiers est entière, ils sont les seuls coupables de leurs actes, ils sont à condamner sans autre forme de procès, s’interroger sur la motivation de barbares est inepte ») et le rejet (« pas de demi-mesure pour ceux qui ne veulent pas s’intégrer », « ceux qui se plaignent de ne pas être intégrés sont toujours suspects de ne pas en faire assez pour trouver leur place dans la société »). A ce compte, bon nombre de maux sociaux s’expliqueraient par le comportement déviant ou insuffisant de ces « étrangers », fils et filles (ou même petits fils et petites filles) d’étrangers, enfant d’une « immigration incontrôlée », « subie », qui « ruine notre pays, sème le désordre et le chaos dans nos villes et fait régner la peur dans nos foyers »*. L’implicite dans le discours sécuritaire, c’est le racisme, la désignation d’un bouc-émissaire sur le dos duquel on fête la réconciliation nationale. Et tant pis s’il n’y a pas de projet, ni même de volonté d’améliorer les choses, puisque « entre nous, on se comprend ».

Mais plus grave encore : lorsqu’il se double de la glorification du modèle social français, fait d’ « égalité des chances » et de « négation des particularismes », ce discours devient ignoble pour ceux qui, quotidiennement, subissent une violence non moins importante : les discriminations à répétition, dans le travail, les études, le logement, les loisirs… Comment veut-on, si l’on reproche à ceux pour qui toutes les portes sont fermées par avance, de ne pas en faire assez, que la pression ne monte pas dans la cocotte ? Ajoutons à cela la stigmatisation de la religion, suspecte d’archaïsme à minima, de terrorisme à maxima, ajoutons à cela la relégation sociale et géographique, ajoutons à cela le cadre de vie détérioré et l’arrogance d’une société qui s’interroge sur elle-même (mais pas au-delà du périph) mais vit dans l'opulence, ajoutons à cela le complexe d’une histoire coloniale toujours pas assumée, sans laquelle les racines d’une bonne partie de la population sont tronquées : l’égalité des chances n’existe plus que pour ceux qui ont des chances, et la négation des particularismes s’apparente rapidement à de la glorification identitaire.

Face à cette situation, le rôle des travailleurs sociaux, des éducateurs et des acteurs associatifs ne pouvaient déjà souvent, au mieux, qu’être palliatif : pacifier, canaliser, à défaut de pouvoir solutionner. Alors si, en plus, on menait campagne, comme l’a fait le gouvernement Raffarin, pour l’engagement bénévole et le dévouement, tout en supprimant les emplois jeunes et en réduisant les subventions, autant dire qu’on chargeait la barrique de poudre.

La droite au gouvernement, qui vient de nier ces problèmes avec une superbe arrogance en continuant à stigmatiser les fauteurs de trouble, tout en refusant de reconnaître la gravité de la situation, et en se chamaillant sur fond de querelles de personnes, porte la responsabilité d’anéantir tous les efforts de ceux qui, quotidiennement, travaillent à la pacification des quartiers et cherchent des solutions pour lutter contre les discriminations.

Alors oui, il faut, enfin, se saisir de la question des discriminations à bras le corps, comme d’une priorité absolue. Alors oui, il faut repenser un soi-disant modèle d’intégration dont la principale réussite, aujourd’hui, est une situation quasi ségrégationniste. Alors oui, il faut enfin dire quelle est la part de la société dans l’échec de l’intégration. Lionel Jospin avait peut-être été naïf, en pensant que l’emploi suffirait à résoudre la question : mais peut-être son erreur n’était-elle pas tant de ne pas s’être attaqué à l’insécurité, que ne de ne pas avoir été assez efficace dans la mise à terre des discriminations. S’il y a une chose à médiatiser en urgence, c’est moins l’omniprésence des forces de polices et la multiplication des contrôles au faciès, qu’une détermination sincère à trouver des solutions concrètes pour une égalité véritable.

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*Pour s'assurer que ces arguments ne sont pas la caricature de ceux qui les emploient, il suffit de lire cette tribune, à proprement parler inqualifiable, parue dans le Figaro ce matin.

22 octobre 2005

Les femmes dans la vie publique: encore un effort !

Vote_des_femmesAutre commémoration, dont on aimerait bien qu’elle soit en rapport direct avec les deux qui font l’objet de ce blog : il y a soixante ans, le 21 octobre 1945 précisément, les françaises votaient pour la première fois lors d’une élection nationale. Et par pour n’importante quelle élection : il s’agissait de désigner la Constituante qui allait remettre la République sur pied, après la seconde guerre mondiale.

Dans ce domaine, où la France est plus facilement donneuse de leçons que du bon exemple, puisqu’elle figure parmi les derniers pays occidentaux à avoir accorder ce droit aux femmes, des progrès restent encore à accomplir. Ainsi, hier également, paraissait une étude de l’INSEE, intitulée « Le sous-emploi concerne 1,2 million de personnes », qui révèle que le sous-emploi concerne 8,5% de femmes, contre seulement 2% d’hommes.

Salome_zourabichviliEt puis, clin d’œil amusant de l’histoire : et si, finalement, la première femme française chef d’Etat était… géorgienne

17 octobre 2005

Et la HALDE fut !

Louis_schweitzer

La HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) se met en route. Installée le 23 avril dernier, cette autorité indépendante (mais dont les membres sont nommés par des instances qui, aujourd’hui, sont toutes dirigées par la droite) est l’application directe de l’article 13 de la directive européenne 2000/43 du 29 juin 2000. Son président, Louis Schweitzer, invité d’un chat sur lemonde.fr le 6 octobre dernier, révélait l’ampleur de la tâche qui l’attend dans l’assistance qu’elle doit fournir aux victimes de discriminations : déjà 732 plaintes enregistrées, soit 10 par jours. Sans croissance du rythme des dossiers déposés, la HALDE aura donc à traiter 3.000 plaintes par an. Espérons qu’elle disposera de moyens à la hauteur de l’objectif affiché, de manière à réaliser également les testing annoncés par M. Schweitzer…

15 octobre 2005

Elus locaux et laïcité

Quel rôle les élus locaux jouent-ils dans le dispositif de laïcité en France ? C’est la question sur laquelle s’est penchée l’Association des Maires de Grandes Villes, le 22 juin dernier, à l’occasion d’un colloque intitulé « 1905 – 2005 : la laïcité dans la cité ». Colloque remarquable s’il en est, d’abord par la clarté de l’information sur la loi, la jurisprudence et la pratique, en matière de lieu de culte, de service public et d’enseignement religieux.

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A propos des lieux de culte et de l’intervention publique, le débat prend corps à partir de la proposition de Jean-Pierre Brard, de « financer les lieux de culte comme le logement social » (p. 36), ce qui demanderait un léger aménagement du dispositif prévu par la loi de 1905 (qui ne permet que l’entretien et la rénovation des lieux de culte existants).

Cette question, qui doit tenir compte de la capacité à formaliser un lien durable entre les associations cultuelles et les pouvoirs publics, mérite de tenir une place de choix dans tout débat sur la laïcité aujourd’hui.

12 octobre 2005

Pas assez festive, la laïcité?

Pas assez fêté, le centenaire de la loi de 1905 ? C'est en tout cas l'avis de Guy Coq, exprimé dans une tribune du Monde aujourd'hui. A la différence des communes, comme celle de Paris dont plusieurs arrondissements organisent ou participent à des fêtes de la laïcité ces week-ends, (ici dans le XVIII°, ou là dans le XIII°), le gouvernement semble décidé à ne pas susciter le débat. Une manière de ne pas tirer de premier bilan de la loi sur le voile?

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Autre initiave parisienne à saluer, on ne peut plus festive pour le coup : la manifestation "tous égaux, tous en scène", pour lutter contre toutes les formes de discrimination.  C'est ce WE, à 18h30 au Zénith.

10 octobre 2005

"Des français commes les autres"

Bouc_emissaire Alors que l’on se plaint souvent de ne pas avoir, en France, de données chiffrées au sujet de la religion, ni d’enquête approfondie sur les comportements religieux, pour cause d’une législation particulièrement protectrice de l’individu concernant la constitution de fichiers, une étude captivante vient d’être menée par le CEVIPOF, dont les premiers éléments ont été rendu publics il y a quelques semaines : Rapport au politique des français issus de l’immigration, par Sylvain Brouard et Vincent Tiberj. Captivante, celle-ci témoigne de l’inscription bien plus profonde des français issus de l’immigration dans la société française, ses règles et ses contraintes, que ne le laissent croire la représentation dominante. Notamment, le respect du principe de laïcité semble égal chez tous les français, sans distinction de religion ou d’origine.

Faut-il en conclure que l’islamophobie tient du ressort du bouc émissaire, cher à René Girard ?

15 mars 2005

Sept mois n'est pas l'âge de raison

Sophie_dumont Sept mois après sa mise en application, l’on tire les premières conclusions de la loi sur le voile. Certainement un peu trop tôt pour parvenir à une estimation de ses effets sur notre modèle social ; suffisant pour se rendre compte de ses méfaits individuels. Difficile à mesurer, son influence sur la volonté intégratrice de la société française ne devrait pas non plus être oubliée. A-t-on renforcé le « c’est à eux de s’adapter, pas à nous » aux relents nauséabonds, ou bien a-t-on promu un modèle où l’égalité prédomine sur la différence ? Pour ma part, je préfère certes, évidemment, la seconde alternative à la première, mais je ne souhaite pas en faire l’alpha et l’oméga de la politique de lutte contre les discriminations. Lutter contre les inégalités ne peut pas passer par l’ignorance des différences. Et je ne suis pas non plus certain que la formation des imams à la Sorbonne, pour judicieuse qu’elle paraisse, permette à chaque musulman français de pratiquer son culte dans des conditions décentes. Bref, ces mesures me donnent l’impression que l’on choisit assez systématiquement des pis-aller, qui préfèrent ne pas fâcher ceux qui prônent le pire au détriment de ceux qui voudraient un meilleur pourtant certain, et au risque, au final, d’un statu quo qui ne résout rien. Mais ce sont là des réflexions personnelles, que vous pouvez contester…